Musée du Domaine départemental de Sceaux: AffichageDiaporamas

Ecuelle et son couvercle, porcelaine tendre, 1ère moitié du XVIIIème siècle. Musée de l'Ile-de-France. INV. 80.21.3

Fondée en 1664 pour fabriquer de la faïence « façon Delft », la manufacture de Saint-Cloud propose exclusivement de la porcelaine fine dès la fin du XVIIIe siècle. Si ses premiers décors en camaïeu bleu sont directement inspirés de Delft, Saint-Cloud cherche à imiter l'Orient. Elle crée notamment des décors en blanc, dont celui en « feuilles d'artichaut ». Photo Pascal Lemaître.

Paire de sceaux à rafraîchir, Manufacture de Chantilly, porcelaine tendre, XVIIIe siècle. MIF. INV. 91.8.1/2

La manufacture de porcelaine de Chantilly a été fondée par Louis Henry de Bourbon Condé en 1730. Ses décors de grand feu dans le style Kakiemon, imitant les porcelaines japonaises, sont caractéristiques des premières décennies. Après 1750, l'imitation de l'Orient est abandonnée pour les motifs de fleurs, d'animaux, les scènes inspirées de Boucher. Photo Pascal Lemaître.

Terrine et son présentoir, Manufacture de Sceaux, faïence fine, 2e moitié du XVIIIe siècle. MIF. INV. 78.14.1

La faïence fine de Sceaux est très proche de la porcelaine par sa blancheur, sa dureté et sa résistance à la chaleur. La finesse et la malléabilité de l'argile locale ont permis le développement de pièces de style Rocaille, combinant des reliefs de fleurs et fruits, et des couleurs éclatantes, dont les deux verts associés et le Pourpre de Cassius sont caractéristiques. Photo Pascal Lemaître.

Groupe de cinq personnages, Manufacture de Sceaux, faïence fine, 1763-1772. MIF. INV. 63.14.1

Destinés à orner les centres de tables, les petits groupes de personnages constituent une des réussites de la manufacture de Sceaux. Si les premiers groupes, influencés par l'Est (Strasbourg, Niderwiller ou Meissen) sont un peu naïfs, la période 1763-72 donne naissance à des personnages inspirés par la mode de la pastorale galante. Photo Pascal Lemaître.

Théière, Manufacture des Frères DARTE, Paris, porcelaine dure, entre 1805 et 1817. MIF. INV. 73.7.2

La théière fait partie d'un service de 17 pièces en porcelaine dure, décorées de vues des environs de Paris sur un fond bleu et or. Son décor est aujourd'hui attribué au peintre Charles-Jean Guérard. Guérard fut élève de Langlacé, peintre de paysage et actif à Sèvres de 1807 à 1844. Photo Pascal Lemaître.

Paire de Vases, Manufacture de Creil, faïence fine, entre 1808 et 1812. MIF. INV. 70.7.1

Paire de vases en forme d'urne en faïence fine blanche décorés de vues légendées de châteaux et monuments. Le décor imprimé sur faïence, né en Angleterre, se diffuse en France dans les premières années du XIXe siècle notamment grâce aux manufactures de Creil et de Montereau. Photo Pascal Lemaître.

L'Eté, Manufacture SAMSON, Montreuil-sous-Bois, buste, faïence, 2e moitié du XIXe siècle. MIF. INV. 74.8.2.

Fondée par Edme Samson à Paris entre 1845 et 1849 puis à Montreuil à partir de 1879, la maison Samson a produit des copies remarquables pendant quatre générations. Les bustes de L'Eté et de L'Hiver sont repris de la série créée par Nicolas Fouquay à Rouen : « Apollon entouré des saisons », inspiré par Les Métamorphoses d'Ovide. Photo Pascal Lemaître.

Plat, Manufacture de Montigny-sur-Loing, faïence décorée à la barbotine, 1895. MIF. INV. 86.10.1

Mise au point à Bourg-la-Reine en 1871, adaptée à Montigny en 1875, la barbotine colorée permet de renouveler les décors. Les céramistes travaillent avec des artistes dans le sillage de l'école de Barbizon, comme Adrien Schulz. Fondée en 1868, la manufacture dirigée par Georges Delvaux ferme en 1902. La mode de la barbotine colorée est déjà passée. Photo Pascal Lemaître.

Adrien Dalpayrat (1844-1910), Vase en forme de grenade, grès émaillé, Bourg-la-Reine, ca 1900. MIF. INV. 2001.7.3

A son arrivée à Bourg-la-Reine en 1889, Dalpayrat, peintre sur porcelaine, se consacre à la céramique d'art jusqu'en 1904. Son talent réside dans une exceptionnelle maîtrise de la cuisson et du rouge de cuivre. Il donne naissance au « rouge Dalpayrat » qui se distingue par ses pigmentations. Photo Martine Beck Coppola, 2004.

Emile Dec?ur (1876-1953), Vase, grès porcelaine, Fontenay-aux-Roses, 1e moitié du XXe siècle. MIF. INV. 72.22.1

Elève de Lachenal, conseiller artistique de la Manufacture de Sèvres, Emile Decoeur a très tôt orienté son travail vers une sobriété des formes et des motifs, qui correspond au mouvement général de l'Art Déco. Ce vase, très proche d'un modèle dessiné pour Sèvres témoigne de sa réussite à créer une harmonie parfaite entre la forme et la matière. Photo Pascal Lemaître.