Musée du Domaine départemental de Sceaux: Conférences Trésors d'Île-de-France
Le domaine de sceaux

Conférences Trésors d'Île-de-France

Ce cycle de conférences baptisé Trésors d'Île-de-France est un rendez-vous pour les amateurs d'histoire et les passionnés de patrimoine. 

Célébrer Marianne

Bâtir et décorer sous la Troisième République

Célébrer Marianne

Bâtir et décorer sous la Troisième République

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La République, Marianne et les grands hommes

jeudi 10 mars 2016

Naïs LEFRANCOIS

Diplômée du deuxième cycle de l'Ecole du Louvre

La République dans la ville. Les monuments parisiens et la statuaire des grands hommes

La IIIe République est le régime dont la longévité est la plus longue en France depuis 1789 : de 1870 à 1940, soixante-dix ans de stabilité politique entérinent durablement le principe du régime républicain dans les esprits. La nécessité d’en assurer la légitimité et d’en définir les codes esthétiques pousse la capitale à ériger des monuments signifiants au sein de son tissu urbain.  Des statues de la République à celles de ses grands hommes, de l’allégorie d’un régime à la personnification d’un engagement, les créations statuaires qui jalonnent Paris à cette époque oscillent entre innovation et commémoration en lien avec les évolutions du régime et les événements qui le marquent (réformes de l’Instruction Publique, Affaire Dreyfus, expansion coloniale, guerres mondiales…).

jeudi 17 mars 2016

Vincent QUEAU

Historien de l’art

La ruche et la herse ; Marianne en banlieue

Le désastre de Sedan et les tragédies de la Commune pansés, la Troisième République triomphe. Régime d’une arrogante nouveauté, se payant le luxe du suffrage universel direct, elle s’impose à sa population par l’invention d’une imagerie vertueuse. Cette mesure de légitimation, formellement bien moins révolutionnaire que le principe qu’elle illustre, développe alors sa rhétorique dans les mairies, temples municipaux où se tiennent les grands actes de la vie civile. Or, dans une France bousculée par l’exode rural qui transforme toujours plus de paysans en ouvriers, Paris s’arroge déjà le rôle d’épicentre et se désengorge au profit de la banlieue. Autant de communes-témoins où le nouveau régime va ériger des pastiches de châteaux Louis XIII à la gloire de son électorat. Bâtisses somptueuses où les fastes du décor enseignent toute une symbolique, comme un catéchisme nouveau, qui place la Patrie au centre des devoirs et des droits du citoyen venu se marier, voter ou se divertir.

Jeudi 24 mars 2016

Stéphanie CANTARUTTI

Conservateur du patrimoine, département des peintures modernes, au Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris

Le paysage naturaliste comme décor de mairie. Affirmation d’une identité territoriale ?

Jeudi 7 avril 2016

Marie MONFORT

Conservateur en chef de la conservation des œuvres d’art religieuses et civiles de la ville de Paris

Le décor scolaire dans l’entre-deux-guerres ou le bien-être à l’école

Les décors peints pour les écoles publiques parisiennes ont connu un développement sans précédent entre 1880 et 1935. Leur création a connu un âge d'or dans les années 1930, qui témoigne d'une réflexion d'envergure sur les usages de l'art à l'école et de la pédagogie par l'image.

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La Troisième République et les peintres

jeudi 14 avril 2016

Isabelle MORIN LOUTREL

Conservateur au musée d’Orsay

Puvis de Chavannes et le goût de la monumentalité

C'est durant la Troisième République que le peintre Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898) connaît la consécration. Formé dans les ateliers de Thomas Couture, Eugène Delacroix puis Théodore Chassériau, l'artiste se découvre une vocation pour la peinture murale qu'il met à profit dès les années 1869 dans les nouveaux musées en construction. Après  la guerre de 1870, qu'il évoque à travers deux très belles toiles Le Ballon  et Le Pigeon, confirmant sont goût pour la monumentalité, il ne cessera de travailler pour des bâtiments officiels.

Parallèlement, de nombreuses expositions mettent en valeur sa production. Il devient un maître qui inspire, après avoir été un peintre qui étonnait par sa singularité. Porteur de modernité, sa peinture, aux tons clairs et en aplats, aux compositions harmonieuses et aux sujets allégoriques, influencera considérablement les peintres contemporains et à venir tels que les Nabis, les artistes symbolistes puis avant-gardistes. La création de grands décors en fait un peintre officiel mais non classique qui sera appelé, pour son caractère novateur, à réaliser la décoration murale de la Public Library de Boston en 1891, lui accordant désormais un rayonnement international.

Jeudi 19 mai 2016

Jean-David JUMEAU-LAFOND

Historien de l’art

Alexandre Séon (1855-1917) et le décor de la Salle des mariages de la mairie de Courbevoie 1885-1889 

Issu d'une famille de commerçants, Alexandre Séon entre d’abord comme élève à l’Académie des Beaux-arts de Lyon, avant de s’installer à Paris en 1877, où il suit les cours d’Henri Lehmann. Il y rencontre Georges Seurat,  Alphonse Osbert et surtout Puvis de Chavannes, dont il devient l’élève et l’assistant. Figure marquante du symbolisme, Séon participe à la fondation de la Rose-Croix. Professeur de dessin à la Ville de Paris, il est chargé de peindre plusieurs panneaux et une peinture de plafond sur le thème des Quatre Saisons pour la salle des Mariages de la ville de Courbevoie particulièrement remarquable.

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La République, Marianne et les grands hommes

Jeudi 10 mars 2016
Naïs LEFRANCOIS
Diplômée du deuxième cycle de l'Ecole du Louvre

La République dans la ville. Les monuments parisiens et la statuaire des grands hommes

La IIIe République est le régime dont la longévité est la plus longue en France depuis 1789 : de 1870 à 1940, soixante-dix ans de stabilité politique entérinent durablement le principe du régime républicain dans les esprits. La nécessité d’en assurer la légitimité et d’en définir les codes esthétiques pousse la capitale à ériger des monuments signifiants au sein de son tissu urbain.  Des statues de la République à celles de ses grands hommes, de l'allégorie d'un régime à la personnification d'un engagement, les créations statuaires qui jalonnent Paris à cette époque oscillent entre innovation et commémoration en lien avec les évolutions du régime et les événements qui le marquent (réformes de l'Instruction Publique, Affaire Dreyfus, expansion coloniale, guerres mondiales…).

Jeudi 17 mars 2016
Vincent QUEAU
Historien de l’art

La ruche et la herse ; Marianne en banlieue

Le désastre de Sedan et les tragédies de la Commune pansés, la Troisième République triomphe. Régime d'une arrogante nouveauté, se payant le luxe du suffrage universel direct, elle s'impose à sa population par l'invention d'une imagerie vertueuse. Cette mesure de légitimation, formellement bien moins révolutionnaire que le principe qu'elle illustre, développe alors sa rhétorique dans les mairies, temples municipaux où se tiennent les grands actes de la vie civile. Or, dans une France bousculée par l'exode rural qui transforme toujours plus de paysans en ouvriers, Paris s’arroge déjà le rôle d’épicentre et se désengorge au profit de la banlieue. Autant de communes-témoins où le nouveau régime va ériger des pastiches de châteaux Louis XIII à la gloire de son électorat. Bâtisses somptueuses où les fastes du décor enseignent toute une symbolique, comme un catéchisme nouveau, qui place la Patrie au centre des devoirs et des droits du citoyen venu se marier, voter ou se divertir.

Jeudi 24 mars 2016
Stéphanie CANTARUTTI
Conservateur du patrimoine, département des peintures modernes, au Petit Palais, musée des Beaux-arts de la Ville de Paris

Le paysage naturaliste comme décor de mairie. Affirmation d’une identité territoriale ?

Jeudi 7 avril 2016
Marie MONFORT
Conservateur en chef de la conservation des œuvres d'art religieuses et civiles de la ville de Paris

Le décor scolaire dans l'entre-deux-guerres ou le bien-être à l'école

Les décors peints pour les écoles publiques parisiennes ont connu un développement sans précédent entre 1880 et 1935. Leur création a connu un âge d'or dans les années 1930, qui témoigne d'une réflexion d'envergure sur les usages de l'art à l'école et de la pédagogie par l'image.

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La Troisième République et les peintres

Jeudi 14 avril 2016
Isabelle MORIN LOUTREL
Conservateur au musée d’Orsay
Puvis de Chavannes et le goût de la monumentalité

C'est durant la Troisième République que le peintre Pierre Puvis de Chavannes (1824-1898) connaît la consécration. Formé dans les ateliers de Thomas Couture, Eugène Delacroix puis Théodore Chassériau, l'artiste se découvre une vocation pour la peinture murale qu'il met à profit dès les années 1869 dans les nouveaux musées en construction. Après  la guerre de 1870, qu'il évoque à travers deux très belles toiles Le Ballon  et Le Pigeon, confirmant sont goût pour la monumentalité, il ne cessera de travailler pour des bâtiments officiels.

Parallèlement, de nombreuses expositions mettent en valeur sa production. Il devient un maître qui inspire, après avoir été un peintre qui étonnait par sa singularité. Porteur de modernité, sa peinture, aux tons clairs et en aplats, aux compositions harmonieuses et aux sujets allégoriques, influencera considérablement les peintres contemporains et à venir tels que les Nabis, les artistes symbolistes puis avant-gardistes. La création de grands décors en fait un peintre officiel mais non classique qui sera appelé, pour son caractère novateur, à réaliser la décoration murale de la Public Library de Boston en 1891, lui accordant désormais un rayonnement international.

Jeudi 19 mai 2016
Jean-David JUMEAU-LAFOND
Historien de l’art
Alexandre Séon (1855-1917) et le décor de la Salle des mariages de la mairie de Courbevoie 1885-1889 

Issu d'une famille de commerçants, Alexandre Séon entre d’abord comme élève à l’Académie des Beaux-arts de Lyon, avant de s’installer à Paris en 1877, où il suit les cours d’Henri Lehmann. Il y rencontre Georges Seurat,  Alphonse Osbert et surtout Puvis de Chavannes, dont il devient l’élève et l’assistant. Figure marquante du symbolisme, Séon participe à la fondation de la Rose-Croix. Professeur de dessin à la Ville de Paris, il est chargé de peindre plusieurs panneaux et une peinture de plafond sur le thème des Quatre Saisons pour la salle des Mariages de la ville de Courbevoie particulièrement remarquable.

Jeudi 2 juin 2016
Vincent VILLETTE
Directeur des Affaires culturelles – Archives municipales de Nogent-sur-Marne
Une décoration contestée. Adrien Karbowski et la mairie de Nogent-sur-Marne (1886-1892)

Sept ans après l'inauguration de la mairie, en 1879, le Conseil municipal demande au ministre des Beaux-Arts un ensemble de tableaux destiné à orner la salle des mariages. Il renouvèle sa demande auprès de l'Etat après avoir refusé le don de cinq estampes. Par le biais du service de la Commission des Beaux-Arts, la préfecture met alors en œuvre la décoration. En 1888, un premier concours est organisé sans qu'un lauréat soit désigné. Un second concours est ouvert avec pour thème "les aspects pittoresques ou scènes de vie moderne qui caractérisent plus précisément la localité". Le 29 octobre 1889, le jury écarte les finalistes Edmond Debon et François Lafon pour retenir Adrien Karbowsky. Celui-ci réalise en six toiles marouflées aux couleurs pastel, achevées en 1892, une évocation du cycle des saisons et de la vie.  

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Bâtir pour la République

Jeudi 9 juin 2016
Marie-Jeanne DUMONT
Architecte, historienne de l'architecture et enseignante à l'Ecole Nationale Supérieure de Paris-Belleville
Anatole de Baudot, l’architecte du lycée Lakanal
Si l'architecture des premiers lycées de la Troisième République répondait à des exigences précises en terme de programme et de plans, et se présentait donc souvent sous une forme stéréotypée, l'architecture du lycée Lakanal doit son originalité aux doctrines de son architecte, Anatole de Baudot, qui avait été le disciple le plus proche de Viollet-le-Duc. Le plan très articulé, l'emploi de matériaux de petit échantillon, la polychromie : autant de caractères qui doivent à cette école rationaliste des dernières décennies du XIXe siècle.

Jeudi 23 juin 2016
Emeric PINKOWICZ
Chef du service de la valorisation du patrimoine de la ville de Boulogne-Billancourt
L'hôtel de ville de Boulogne-Billancourt, un chef d'œuvre de Tony Garnier
Pas de château, pas de cathédrale à Boulogne-Billancourt mais un hôtel de ville construit en 1934 par l'architecte Tony Garnier, à la demande du sénateur-maire de la ville André Morizet. Situé à l'exact centre géographique du territoire, l'édifice symbolise, par la grâce de son architecture, du béton et du comblanchien, l’union de Boulogne et de Billancourt.

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La République menacée

Jeudi 29 septembre 2016
Cristel SNITER
Docteur en Sciences politiques
La fonte des statues sous Vichy

L'occupation allemande sous Vichy s'est accompagnée d'une politique de récupération des métaux non-ferreux, à partir d’octobre 1941. Cette politique se concrétisa notamment par la fonte de statues honorant des Grands hommes, mise en œuvre par le gouvernement de Vichy, à la demande de "l'occupant" allemand. Cette conférence se propose de comprendre les causes et les enjeux multiples de ces fontes. Plusieurs enjeux ont ainsi été dégagés : matériel, esthétique et idéologique.

A 18h aux Écuries - Tarif 4 € / tarif réduit : 2.50 €
Renseignements au 01 41 87 29 71 

Site internet du département des Hauts-de-Seine

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