Musée du Domaine départemental de Sceaux: Numérisation des sculptures
Le domaine de sceaux

Numérisation des sculptures

Les sculpture du Domaine

De la numérisation et à l'accessibilité

En 2009, le musée de l'Île-de-France a participé activement au programme national de numérisation, impulsé par le Ministère de la Culture et de la Communication en proposant de numériser l'ensemble de son fonds de sculpture et de le rendre accessible au plus grand nombre sur son site Internet et sur la base nationale Joconde.

Jean-Baptiste Colbert et son fils, le marquis de Seignelay, constituent, de 1670 à 1690, une exceptionnelle collection de sculptures – près de trois cents statues, bustes, termes et vases - destinée au décor du parc de leur seigneurie de Sceaux.

Cette opération de numérisation a pris place dans le cadre de l’Année de la Sculpture 2010 à Sceaux.  Tout d’abord à travers l’exposition consacrée au sculpteur René Letourneur qui s’est déroulée de mai à novembre 2010, et d’autre part dans la poursuite de la mise en valeur, pour le plus grand nombre, de notre patrimoine sculpté, héritage du parc réalisé par André Le Nôtre pour Jean-Baptiste Colbert au XVIIe siècle et poursuivi par les propriétaires successifs du domaine.

Depuis de nombreuses années, le musée de l’Île-de-France mène une politique d’échange et de dépôts qui permet le retour sur le domaine de nombreuses sculptures, autrefois conservées au Louvre, à l’École des Beaux-arts de Paris et au musée des Beaux-arts de Chartres.

Restaurés, les originaux sont placés, depuis juin 2006, dans le bâtiment de l’Orangerie qui reprend sa fonction première de galerie de sculptures à l’époque du marquis de Seignelay, tandis que des moulures de grande qualité sont installées dans le parc.

Des sculptures plus récentes sont exposées : deux sculptures du milieu du XXe siècle de René Letourneur, le fond Jean Fautrier avec notamment la célèbre Tête d’Otage (1942-44) et le fonds André Dunoyer de Segonzac

La mise en ligne de notre patrimoine sculpté
Trois types de numérisation ont été menés :
- premièrement, la numérisation du fonds de phototypes (diapositives et ektachromes) de 41 sculptures,
- deuxièmement, la prise de vue directe de 30 sculptures qui n’avaient aucune couverture photographique,
- troisièmement, la numérisation en 3D de trois sculptures en ronde bosse du XVIIe siècle.
Le troisième volet s’inscrit dans un processus plus large car le musée souhaitait réaliser une galerie tactile à destination des publics malvoyants.

Trois sculptures ont été sélectionnées pour être reproduite en modèle réduit.
- La Licorne combattant le dragon (attribué à Antoine Coysevox, pierre, entre 1673 et 1675),
- Minerve casquée (attribué à Michel Anguier, pierre, seconde moitié du XVIIe siècle),
- Silène et Bacchus (attribué à Anselme Flamen, marbre, dernier quart du XVIIe siècle).

Pour cela un prestataire extérieur devait les numériser en 3D. Cette numérisation spécifique a permis la création de moulages en réduction de ces sculptures. Cette galerie tactile présente ces œuvres aux publics déficients visuels, et de manière plus large autorise par le toucher, un rapport sensoriel. Cette distinction entre l’œuvre et sa reproduction, permet également de sensibiliser les publics aux problèmes liés à la conservation des œuvres en milieu naturel.

Profitant de cette opération, nous avons décidé de diffuser les fichiers numériques 3D sur notre site Internet afin de montrer au public les différentes étapes de reproduction de sculpture.

La Licorne combattant le dragon
(attribué à Antoine Coysevox, pierre, entre 1673 et 1675)
La Licorne combattant le dragon est une allégorie de la pureté, qualité revendiquée par Jean-Baptiste Colbert. Cette statue est associée au Dogue combattant le loup (symbole de la fidélité). Elles sont installées initialement sur les guérites nord et sud de l’entrée d’honneur du domaine. Ces statues symbolisent deux qualités morales que s’impose le grand ministre de Louis XIV et confirme le triomphe des vertus sur les vices.

Minerve casquée
(attribué à Michel Anguier, pierre, seconde moitié du XVIIe siècle)
La Minerve casquée aurait été achetée par le marquis de Seignelay en 1661 pour décorer les jardins du domaine. Associée à Jupiter et Junon, elle est installée sur la terrasse supérieure des cascades. Déesse de la Prudence et de la Sagesse, elle est souvent représentée en déesse guerrière, casquée, munie d’une lance et d’un bouclier et vêtue de l’égide. A Sceaux, sa main droite tient un rameau d’olivier et repose sur un tronc d’arbre contre lequel est attaché son bouclier, A l’attitude sereine et bienveillante, elle rappelle les statues antiques d’Athéna dites « Pacifiques ».

Silène et Bacchus
(attribué à Anselme Flamen, marbre, dernier quart du XVIIe siècle).
La présence de la statue de Silène et Bacchus, appelé aussi Le Faune Borghèse, est attestée à Sceaux dans l’Inventaire du duc du Maine en 1736 au bassin de Psyché. Elle est interprétée comme un faune portant le jeune Bacchus, fruit des amours de Jupiter et de la mortelle Sémélé. Enceinte, elle est tuée par Junon, jalouse de l’infidélité de son époux. Jupiter dissimule alors l’enfant dans sa cuisse jusqu’au terme de sa naissance pour ensuite le confier au faune Silène, père nourricier et précepteur de l’enfant

 

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