Musée du Domaine départemental de Sceaux: Coupole de Vaux-le-Vicomte
Le domaine de sceaux

Charles Le Brun à Vaux-le-Vicomte

d'après Charles Le Brun, 1681

Coupole du Château de Vaux-le-Vicomte

Sommaire

La Coupole de Vaux-le-Vicomte

Réalisée en 1681 par Gérard Audran, considéré comme une figure essentielle de la gravure française de la seconde moitié du XVIIe siècle, cette estampe constitue un précieux témoignage du projet de Charles Le Brun (1619-1690) pour le décor du salon ovale du château de Vaux-le-Vicomte.

En 1656, le surintendant des finances Nicolas Fouquet charge Louis Le Vau (1612- 1670), Premier architecte du roi, d'édifier une demeure sur les terres de Vaux-le-Vicomte. La conception du parc est confiée au jardinier du roi André Le Nôtre (1613-1700) et le programme décoratif à Charles Le Brun, alors « peintre ordinaire du roi ».

Gérard Audran (Lyon, 1640 - Paris, 1703)
Projet de coupole pour le château de Vaux-le-Vicomte
d'après Charles Le Brun, 1681
Gravure au burin sur papier vergé
800 x 1070 mm (au trait carré)
Inv. 92.34.1

Gérard Audran, Projet de coupole, d'après Charles Le Brun, 1681. Inv. 92.34.1

Gérard Audran, Projet de coupole, d'après Charles Le Brun, 1681. Inv. 92.34.1

Gérard Audran, Projet de coupole, d'après Charles Le Brun, 1681. Inv. 92.34.1

Gérard Audran, Projet de coupole, d'après Charles Le Brun, 1681. Inv. 92.34.1

Gérard Audran, Projet de coupole, d'après Charles Le Brun, 1681. Inv. 92.34.1

Gérard Audran, Projet de coupole, d'après Charles Le Brun, 1681. Inv. 92.34.1

Gérard Audran, Projet de coupole, d'après Charles Le Brun, 1681. Inv. 92.34.1

Gérard Audran, Projet de coupole, d'après Charles Le Brun, 1681. Inv. 92.34.1

Gérard Audran, Projet de coupole, d'après Charles Le Brun, 1681. Inv. 92.34.1

Gérard Audran, Projet de coupole, d'après Charles Le Brun, 1681. Inv. 92.34.1

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Formé dans l'atelier de François Perrier (1590-1650) puis dans celui de Simon Vouet (1590-1649), Le Brun parfait sa formation à Rome de 1642 à 1646. Il y étudie les grands décors de Raphaël (1483-1520) et d'Annibale Carrache (1560-1609). Le chantier de Vaux, qu'il se voit confier en 1657, marque un tournant majeur dans sa carrière. Le programme pictural qu’il compose est un hommage allégorique à la gloire du maître des lieux. Le choix d'une composition d'un seul tenant doit beaucoup à la tradition parmesane. Le Brun s'inspire en effet des voûtes peintes à Rome par Lanfranco (1582-1647), lui-même tributaire de l'oeuvre du Corrège (1489-1534). L'animation générale de l'espace rappelle également celle des décors plafonnants de Pierre de Cortone (1596-1669). L'ambition du projet retiendra l'attention du roi Louis XIV et de Jean-Baptiste Colbert.

Analyse du décor du Salon central

Le salon central, conçu par Le Vau à la manière italienne, de plan ovale et sur deux niveaux, aurait dû recevoir une imposante composition figurant le palais du Soleil, décrit par Ovide dans le livre II des Métamorphoses.

Si une première version de ce projet nous est connue par un dessin du maître conservé au musée du Louvre, sa version définitive correspond à la gravure de Gérard Audran présentée ici. Celle-ci reproduit sans doute la maquette de la coupole sur laquelle Le Brun avait disposé l'oeuvre en camaïeu afin de préparer son report sur la voûte. Madeleine de Scudéry livre une description de cette représentation, dans le tome X de son roman Clélie, publié entre 1654 et 1660. Elle évoque ainsi les « arcades magnifiques » d'un palais, le dieu Apollon accompagné des Heures, filles du Soleil, les astres, les dieux et les déesses. Elle mentionne aussi le grand serpent entourant l'oevre qui représente l'année sur laquelle roulent les mois, les semaines, les jours et les saisons correspondantes. L'écureuil, armes parlantes de Fouquet, figure au centre de la composition, sur l'astre soutenu par Saturne, Mars et Jupiter. Il n'apparaît cependant pas sur l'estampe d'Audran. Charles Le Brun, attaché à reproduire ses projets par la gravure, a fait en effet substituer sur celle-ci les armes royales à l'emblème du surintendant dont la disgrâce en 1661 entraîne l'arrêt du chantier.

L'estampe d'Audran est présentée en 1665 au Bernin, venu à Paris à l'invitation de Louis XIV. Il juge alors regrettable que Colbert ne fasse pas réaliser cette composition grandiose. De fait, c'est bien à Sceaux, où Le Brun conçoit pour Colbert plusieurs grands décors (escalier du château, chapelle, pavillon des Quatre-Vents), que l'on put admirer bientôt l'art savant du premier peintre du roi. De cet ensemble, antérieur au chantier de Versailles, subsiste miraculeusement l'un des fleurons du Domaine de Sceaux : la coupole du Pavillon de l'Aurore, qui connut un sort plus heureux que celle du salon ovale de Vaux...

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