Musée du Domaine départemental de Sceaux: Cycles datant de la fin du XIXe sicèle
Le domaine de sceaux

Cycles datant de la fin du XIXe sicèle

Cycles datant de la fin du XIXe siècle

A l’occasion du 100e Tour de France qui commence le 29 juin, le musée de l'Ile-de-France sort exceptionnellement de ses réserves 3 des 23 cycles anciens entrés dans ses collections en 1964 à la suite de la donation de la veuve d’un collectionneur avisé, Robert Grandseigne. L’'istoire et le développement du « Grand-Bi » entre 1870 et 1890 seront évoqués à travers ces rares exemples. 

Cette année, le Tour de France fête sa 100e course et ses 110 ans.

Si cette compétition débuta en 1903, elle dut en effet s'interrompre lors des deux guerres mondiales. L'engouement pour la « petite reine » ne s'est jamais démenti depuis et les adeptes des déplacements urbains à vélo montrent encore actuellement l'intérêt du public pour ce mode de transport associant vitesse et liberté.

C’est l'occasion pour le musée de l'Ile-de-France de sortir de ses réserves une partie des cycles anciens qu’elle conserve depuis la donation, en 1964, de la veuve de Robert Grandseigne.

Ce collectionneur avisé, figure importante des débuts de l'aéronautique, avait réuni, outre une voiture datant de 1899 de la marque De Dion-Bouton, dite « en vis-à-vis », vingt-deux cycles d'époques différentes représentant une rétrospective complète depuis la draisienne jusqu’à la bicyclette Peugeot des années 1960.

Extraits de cette donation, trois cycles sont présentés au premier étage du Château,  salle Guimard, permettant de retracer les évolutions techniques apparues à la fin du XIXe siècle, entre 1868 et 1880, pour accroître à la fois la rapidité et le confort de ces engins.

Un vélocipède de type Michaux avec roues en bois, datant de 1868, témoigne de l’apparition de la pédale.

cycle en bois

Deux Grands Bis, sans doute des prototypes créés par sa société Clément & Cie, permettent de comprendre les recherches menées en 1880 pour augmenter la vitesse.

cycle ancien

cycle ancien

Enfin, le portrait de Blanche d'Antigny, célèbre courtisane du Second Empire, et des scénettes gravées sur zinc pour l’impression sur céramique évoquent la diffusion de ces "véloces" dans tous les milieux de la société, tant pour les hommes que pour les femmes, et montrent comment ils ont contribué à la transformation des mœurs.

 Melle Blanche d’Antigny avec son vélocipède, attribué à Henri de l’Etang (1809-1873), huile sur toile

D’une iconographie rare, ce petit tableau, récemment attribué au peintre Henri de l’Etang, montre la célèbre courtisane, Blanche d’Antigny debout à côté d’un vélocipède.
Tour à tour, artiste de cirque, modèle, comédienne et maîtresse du banquier Raphaël Bischoffsheim, cette égérie du Second Empire est surtout entrée dans la mémoire collective pour avoir servi de modèle à Nana d’Emile Zola. Elle servit également de modèle pour la Madeleine pénitente de Paul Baudry (1828-1886), exposé au musée d’Angers.

Il est probable que sa condition physique d’artiste de cirque lui permit de pratiquer le vélocipède, engin largement exhibé lors des événements festifs populaires à partir de 1860.
Elle est vêtue d’une tenue sans doute réalisée pour la conduite du cycle ; tout en mettant la taille en valeur, il permettait grâce à un large pantalon bouffant d’offrir une grande souplesse de mouvement. En vrai amatrice, elle porte des bottes de cuirs montantes pour éviter les frottements des mollets et montre ainsi sans doute une certaine excentricité et une certaine audace. Ce portrait semble donc être une ode à la liberté féminine.

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