Musée du Domaine départemental de Sceaux: La clientèle d'Hubert Robert
Le domaine de sceaux

La clientèle d'Hubert Robert

Des amateurs à la famille royale

La clientèle d'Hubert Robert

Revenu en France, Hubert Robert est reçu à l'Académie royale, en 1766, en qualité de peintre d'architecture sur la présentation d'une Vue du port de Ripetta à Rome (Paris, ENSBA), puis remporte un large succès au Salon de l'année suivante -l'exposition des peintres et des sculpteurs de l'Académie royale-, où ses tableaux sont unanimement salués par la critique d’art.

Le cercle d'amateurs et de personnes influentes ayant décelé le talent du jeune Robert, sollicité ses dessins envoyés d'Italie, commandé de premiers tableaux, préparent son succès fulgurant à Paris. La protection efficace de Stainville-Choiseul, la bienveillance du marquis de Marigny, le voyage d'Italie, la protection de Vernet et l'admission à l'Académie de peinture, une première commande royale puis les critiques favorables du Salon de 1767 placent Hubert Robert dans une position avantageuse. Ce succès s’explique diversement : la supériorité incontestable de l'artiste sur d'éventuels concurrents dans le même genre, l'engouement pour l'archéologie, après les fouilles d'Herculanum, (à partir de 1738) et de Pompéi (à partir de 1748), le goût pour l'Italie, bien sûr. 

Parmi la clientèle du peintre, Madame Geoffrin occupe une place non négligeable -elle possédait au moins 11 peintures de Robert. L'artiste participa peut-être au salon de la dame, qui se tenait le lundi, où il put croiser entre autres Caylus, Mariette, Bouchardon, Carle Vanloo, Vien ou Vernet. D'abord composés d’amateurs et de collectionneurs -qu'il côtoie à l'Académie et dont les réseaux d'amitiés lui profitent certainement-, sa clientèle s'étend jusqu'aux princes et à la famille royale.

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