Musée du Domaine départemental de Sceaux: Le tableau du musée de l'Ile-de-France
Le domaine de sceaux

Le tableau du musée de l'Ile-de-France

Une oeuvre exceptionnelle

Le tableau du musée de l'Ile-de-France

De l'avis des connaisseurs de Méréville, le tableau de Sceaux est l'un des plus fidèles à la topographie du parc de Méréville. La date d'exécution du tableau -1786- a récemment été repoussée lors d'une conférence consacrée à Méréville, et prononcée à Sceaux par Nicole Gouiric, historienne de l'art des jardins. Cette chercheuse rappelait que le temple de la Piété filiale, érigé une première fois, s'était effondré en mars 1788, avant d'être reconstruit ailleurs. Elle indiquait ainsi que l'édifice, à l'emplacement où il figure sur le tableau, n'a pu être bâti avant la seconde moitié de l'année 1788. Et donc que le tableau ne put être peint avant cette date. S'appuyant sur l'existence d'une quittance évoquant le paiement de 8 000 livres pour deux tableaux destinés au marquis de Laborde -dont l'un représentant une vue du lac et du château-, puis d'une lettre mentionnant à nouveau ces 8000 livres, elle suggère plutôt la date de 1790.

 

Le peintre y campe une discrète scène de genre sous un ciel changeant, lumineux et ombrageux, qui occupe les trois-quarts de la hauteur du tableau. Un grand lac bordé d’une végétation luxuriante permet de distribuer les figures dans la profondeur du paysage et de diriger irrésistiblement l'œil du spectateur vers la percée centrale, où se reflète -à la surface de l’eau- et se dresse -entre deux bouquets d’arbres- la façade du château. 

Au plus près du spectateur, un groupe de lavandières échangent quelques mots, les unes se tiennent debout, d'autres sont assises dans l'herbe et appuyées contre les ruines d'une colonne cannelée. Tourné vers l'intérieur du tableau, un cerceau et une baguette en main, un petit garçon regarde apparemment les deux hommes désignant la colonne rostrale, sur une petite île plantée de saules pleureurs. Isolée, à droite, une autre lavandière portant un chapeau à large bord s'active : elle tient une jarre, d'une main, et l'hanse d'un panier garni de plantes autour du bras. Près d'elle, une brouette contient des plantes en pot. Des barques traversent le lac. A droite, près de grands peupliers, d'autres personnages -dont les ajustements suggèrent plutôt une assemblée de qualité-, semblent s'accorder un moment de détente.

Dans les lointains, on distingue de minuscules figures, à gauche, devant la colline envahie de végétation, sur le petit pont de bois qui, au centre, suggère le chemin de la promenade et, plus exactement, le passage d'une rive à l'autre, ou aux abords du château. Des prairies s'étendent derrière le lac où paissent paisiblement des vaches et des moutons. A droite, au bord du tableau, on aperçoit le temple, construit sur le modèle du temple de la Sibylle à Tivoli. Cet édifice circulaire, dont le péristyle comportait 18 colonnes d'ordre corinthien abritait l'allégorie de l'amour filial sous les traits de Nathalie de Laborde, que le sculpteur Pajou avait terminé en 1792.   

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