Musée du Domaine départemental de Sceaux: Zao Wou-Ki la synthèse entre l'Orient et l'Occident
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Zao Wou-ki

Formation et influences

ZAO Wou-Ki, la synthèse entre Orient et Occident

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ZAO Wou-Ki, la synthèse entre Orient et Occident

Le Conseil Général des Hauts-de-Seine a fait l'acquisition cette année d'un vase de la Manufacture de Sèvres et réalisé par le peintre d'origine chinoise, Zao Wou-Ki. Il fait partie d’une série de 8 vases, chaque pièce étant unique et autographe. L'artiste a réussi la synthèse entre tradition chinoise et peinture moderne occidentale.

 

Vase de Zao Wou-ki, Manufacture de Sèvres, 2008

Vase de Zao Wou-ki, Manufacture de Sèvres, 2008

Détail du vase réalisé par Zao Wou-Ki, Manufacture de Sèvres, 2008.

Signature de Zao Wou-ki, Manufacture de Sèvres, 2008

Présentation du vase de Zao Wou-ki au Musée de l'Ile-de-France, 2010.

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  • Vase de Zao Wou-Ki, 2008
  • Vase de Zao Wou-Ki, 2008
  • Détail, Zao Wou-Ki, 2008
  • Signature de Zao Wou-ki
  • Musée de l'Ile-de-France, 2010.
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Décor n°1 sur vase Gauvenet 7
décor de ZAO Wou-ki, 2008
Porcelaine nouvelle (ou PN) mise au point à la Manufacture de Sèvres en 1882
Hauteur : 28 cm ; Ø 14 cm

Peintre d'origine chinoise, Zao Wou-Ki a réussi la synthèse entre tradition chinoise et peinture moderne occidentale.

Formé à l'école des Beaux-arts de Hangzhou, où il entre à 15 ans, il est très tôt fasciné par les mouvements impressionnistes, fauves, cubistes. Il arrive à Paris en 1948, découvre Paul Klee, devient l'élève d'Othon Friesz et l’'mi du poète Henri Michaux qui l'encourage à développer sa pratique de l'encre. Il s'engage dans l'abstraction lyrique au début des années 1950, avec Pierre Soulages, Hans Hartung, etc.

Une forme et un décor inspirés de la tradition

Lors de sa dernière collaboration avec la Manufacture Nationale de Céramique, Zao Wou-Ki a choisi une forme créée en 1950 par Alain Gauvenet, sculpteur modeleur à la Manufacture Nationale de Sèvres.

Inspiré des formes chinoises King-te-Tchin, le vase offre quatre faces que le peintre relie et fait dialoguer.

Jouant des aplats de forme et de couleur, il donne à voir un quadriptyque au format proche des rouleaux de la peinture chinoise traditionnelle. L'artiste reprend les canons de l'enseignement qu'il a reçu. Il combine le vide et le dense, retrouve le geste épuré du calligraphe fidèle à l’enseignement du Tao, cherchant à "peindre un espace invisible, celui du rêve, d’un lieu où l’on se sent toujours en harmonie, même dans les formes agitées des forces contraires". Partant de la base, le motif remonte vers le sommet du vase, à l'image des brumes accrochées aux nuages peintes par Mifu (1051-1107).



Le bleu et le blanc

Le choix du bleu de cobalt, allié au fond blanc de la porcelaine de Sèvres, rend hommage aux porcelaines Ming (XIII-XVIème siècles) qui ont fasciné les Européens et stimulé l’aventure de l’ « or blanc ». La référence est explicite lorsqu’il peint, en 2008 également, des pièces pour Bernardaud à Limoges, intitulées par exemple Le bleu des Ming. Ici, l’artiste a privilégié la pose d’une couleur de grand feu, sur la pâte crue. Son geste est sûr, spontané et définitif, la technique est celle de l’encre posée sur le papier. Zao Wou-Ki renoue ainsi au plus près avec la tradition chinoise et prolonge à sa manière le dialogue entre Orient et Occident.



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