Musée du Domaine départemental de Sceaux: Paysages
Le domaine de sceaux

Paysages

Du romantisme à l'impressionnisme - Les environs de Paris

Du vendredi 18 mars au dimanche 10 juillet 2016 - au Château
Tous les jours sauf le lundi, de 14h à 18h30 - Tarif : 4€ / tarif réduit : 2.50€

Un projet : la Vallée de la culture
La vallée de la Seine est rendue à la culture et aux arts par la création d’équipements d’importance internationale : la Cité musicale départementale de l’Île Seguin et le musée Albert-Kahn. Dans la continuité de ce geste, le Conseil départemental des Hauts-de-Seine célèbre les paysages naturels ou bâtis des bords du fleuve et des environs de la capitale. Tout au long du XIXe siècle, ces lieux furent en effet le berceau d’avancées artistiques majeures et, de l’époque romantique à celle de l’impressionnisme, les plus grands peintres se sont forgés un nom en brossant les images sublimées – devenues pour beaucoup de célèbres chefs-d’oeuvre – d’un cadre de vie exceptionnel : celui d’une vallée portant naturellement au désir de culture.

Les enjeux de l’exposition
Au travers d’une centaine de tableaux, dessins et photographies de Corot, Daubigny, Renoir, Sisley, ou encore Atget, l’exposition Paysages, les environs de Paris, du Romantisme à l’Impressionnisme, présente l’évolution du paysage francilien au XIXe siècle. A l’apogée du genre, toutes les générations de peintres, français comme étrangers, se retrouvent dans les environs de Paris, pour y mener la "vie d’artiste" en groupes voire en colonies. Ces lieux d’échanges sont de fabuleuses écoles où s’invente le paysage moderne, en marge de la vie artistique parisienne, de ses salons et de son Académie.
L’exposition dresse la carte de ces lieux de peinture emblématiques, Barbizon, Auvers-sur-Oise ou encore les bords de Marne, où peintres et photographes ont trouvé tour à tour la lumière étouffée des futaies prisée par les Romantiques, les étendues lumineuses de paysages harmonieusement vallonnés et l’éclat impressionniste de la Seine.
Le regard porté sur ce territoire, qui s’industrialise et s’urbanise à la vitesse du chemin de fer, connaît en un siècle une formidable révolution. Lieux d’exil romantique, les environs de Paris  deviennent au fil des ans sites touristiques, débroussaillés par les premiers excursionnistes, et lieux de loisirs, où les guinguettes voisinent avec les canotiers du dimanche. Les artistes ont-ils été les fidèles témoins de ces évolutions urbaines et sociales ou ont-ils inventé leur Île-de-France ?
Ce sont les enjeux que soulève cette exposition, qui rend hommage à la beauté des sites d’Île-de-France, célébrée, avec passion, par le siècle par excellence du paysage.

Une vocation pour le paysage : les raisons de cette exposition au musée du Domaine départemental de Sceaux
Le 6 juin 1937, le département de la Seine ouvre dans le parc de Sceaux le "musée de l’Île-de-France", qui documente le patrimoine historique et ethnologique du bassin parisien. Cette première vocation du musée a conduit les conservateurs successifs a réunir de riches collections de peintures de paysages des environs de Paris, mais aussi des photographies (notamment le fonds Eugène Atget), des affiches, des céramiques, autant d’objets qui témoignent de l’évolution des paysages dans les environs de Paris et du goût des contemporains pour ce territoire.
Cet intérêt du musée pour le paysage est confirmé par la création en 1952 du Prix de l’Île-de-France du Paysage, remis chaque automne jusqu’en 1967 à des peintres, appartenant notamment à l’école de Paris. Des expositions, déjà, mettent en avant le paysage francilien, comme en 1937, l’exposition d’inauguration du musée qui s’intitule Les environs de Paris autrefois ou encore, en 1990, La Seine et ses peintres.

Les animations autour de l'exposition

Vendredi 18 mars 2016 : Petite Nuit de Sceaux - concert inaugural à l’Orangerie.
Trois des membres du Cercle, Dana Ciocarlie (piano),  Hugues Borsarello (violoniste), et Mariam Adam (clarinette) proposent pour cette Petite Nuit, un programme autour de Debussy, Stravinsky, Bartok…
Téléchargez la programmation complète de la saison 2015-2016 des Petites Nuits de Sceaux
Samedi 9 avril 2016 : journée d’étude à l’Orangerie. Le musée du Domaine départemental de Sceaux donne la parole aux sociétés savantes et associations culturelles qui, depuis longtemps, s’engagent en faveur de la valorisation des sites patrimoniaux d’Île-de-France et de leur mémoire.
Dimanche  5 juin  2016 : Pique-nique impressionniste, à partir de 12h00.
Fouillez les greniers pour dénicher canotiers et ombrelles, sortez palettes, toiles et cartons à dessins et venez sur la Plaine de l’Orangerie déjeuner sur l’herbe, en famille, comme au temps des impressionnistes. Au programme : flonflons et chansons de la Belle Époque puis, dès 14h00, jeux d’autrefois pour petits et grands, atelier de peinture et même un photographe 1900, pour vous faire tirer le portrait "à l’ancienne" !

Une collaboration exceptionnelle : Un territoire, trois expositions
En collaboration avec le musée Français de la Carte à Jouer d’Issy-les-Moulineaux et le musée d’Art et d’Histoire de Meudon, un cycle de cours a été élaboré. Quatre séances se dérouleront dans l’Orangerie. 
Téléchargez le programme complet du cycle de cours d'histoire de l'art

Du sublime au pittoresque, le paysage romantique
Jérôme Farigoule, directeur du musée de la Vie romantique
Interrogation sur la représentation du réel autant que sur la peinture elle-même, le paysage devient  un des enjeux primordiaux de la création dans la première moitié du XIXe siècle. Qu'il s'agisse de confronter l'humanité à l'absolu d'une nature grandiose en une interrogation sur le destin de l'homme ou d'explorer l'espace et le passé avec l'émergence du genre pittoresque en s'attachant à la représentation d'un patrimoine national ou de lointains exotiques, le genre du  paysage constitue l'une des expressions les  plus abouties de l'esthétique romantique.
Jeudi 31 mars 2016 – Écuries – 18h30 – entrée 4 € / tarif réduit 2,50 €

Monet et le paysage impressionniste
Marine Kisiel, conservateur au château de Fontainebleau
A la fin du Second Empire, un groupe de jeunes artistes que la critique baptisera, en 1874, du nom d’impressionnistes, entame des recherches nouvelles sur la traduction de la lumière, de l’instant et de la vie moderne pour lesquelles le paysage tient une place centrale. Poursuivies en commun durant environ une décennie, puis au gré de développements individuels, les explorations impressionnistes du paysage, de ses ressources et de ses enjeux picturaux feront l’objet de cette conférence. La figure de Monet, "plus grand paysagiste des temps modernes" selon Huysmans, y sera particulièrement évoquée.
Jeudi 12 mai 2016 – Écuries – 18h30– entrée 4 € / tarif réduit 2,50 €

Le Paysage au Salon : de la reconnaissance à la subversion
Dominique Lobstein, historien de l’art
Considéré comme un genre mineur, le paysage était plutôt rare sur les cimaises académiques du XVIIIe siècle. Le paysage d’invention envahit celles-ci au XIXe siècle au point de susciter la création d’un Prix de Rome de paysage. Très vite, cependant, à l’invention les artistes vont préférer le réalisme que détrônera rapidement le symbolisme. Celui-ci  mènera les paysagistes vers de multiples expériences plastiques qui vont remettre en cause leur sujet. A travers la longue histoire des Salons, l’histoire et la réception du paysage peuvent ainsi se lire, de la reconnaissance à la subversion.
Jeudi 26 mai 2016 – Écuries – 18h30– entrée 4 € / tarif réduit 2,50 €

L’art du paysage à l’épreuve de la modernité industrielle (Île-de-France, 1780-1900)
Nicolas Pierrot, chercheur au service Patrimoines et Inventaire à la région Île-de-France
Paris : foyer de résistance, de "réaction esthétique à l’industrialisation" ? L’affirmation sonne juste. Elle semble relayer le désespoir du curieux devant les cimaises de nos musées, devant les pages de nos Histoires de l’art : les artistes n’auraient-ils pas contribué, au même titre que les romanciers, à construire le récit, positif ou négatif, du "progrès industriel" ? Redécouvrons les "portraits de manufactures" de la fin du XVIIIe siècle, les paysages romantiques, les vues lithographiées intégrant le motif de l’usine dans leur "inventaire pittoresque du monde", afin de mieux apprécier la radicale nouveauté formelle – et la banalité iconographique ? – des expériences impressionnistes.
Jeudi 16 juin 2016 – Écuries – 18h30– entrée 4 € / tarif réduit 2,50 €

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