Musée du Domaine départemental de Sceaux: 1829 - Le duc et la duchesse de Trévise
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Les Trévise (1829-1923)

1829 - Le duc et la duchesse de Trévise

Anne-Marie Lecomte (1808-1870) avait épousé, en 1828, Napoléon-César-Édouard Mortier (1804-1869), marquis de Trévise qui prendra le titre de duc à la mort de son père, tué par la machine infernale de Giuseppe Fieschi qui visait le roi Louis-Philippe.

Famille de militaires, les Trévise parvinrent, malgré les changements de régime, à occuper de hautes fonctions en restant toujours proche du pouvoir. Avec eux le domaine de Sceaux fut remis en valeur et retrouva un peu du lustre perdu.

Le duc et la duchesse confièrent à Augustin-Théophile Quantinet (1795-1867) le soin de reconstruire un nouveau château à l’emplacement du château détruit de Colbert. Pendant plusieurs années, l’architecte accumula les projets, puis il finit par renoncer à diriger le chantier de construction qui fut confié en 1856 à Joseph-Michel Le Soufaché (1804-1887). La nouvelle construction fut érigée en brique et pierre dans un style néo-Louis XIII assez à la mode à l’époque. Une entrée monumentale fut construite par l’architecte Gabriel Davioud (1823- 1881) en bordure de la route d’Orléans avec un logement de gardien en forme de tour.

Le domaine redevint le cadre de réceptions mondaines jusqu’à la mort du duc, en 1869. La duchesse ne lui survécut que deux semaines.

Durant la guerre franco-prussienne de 1870, des Bavarois occupèrent Sceaux. La partie est de l’Orangerie fut détruite par un obus, le château et le pavillon de l’Aurore furent saccagés.

Après le conflit, le second fils du duc, Jean-François Hippolyte, marquis de Trévise (1840-1892) racheta leurs parts à ses quatre frères et sœurs. Très attaché à Sceaux, il s’efforça de restaurer et d’entretenir le domaine jusqu’à sa mort en 1892. La marquise de Trévise (1846-1923) veilla ensuite sur la propriété, tandis que leur fille unique, la princesse de Cystria (1866-1939), elle-même veuve sans enfant du prince de Faucigny-Lucinge s’en désintéressait totalement.

Pendant la Première Guerre mondiale, l’armée française réquisitionna des terrains pour y faire paître des troupeaux. Après la guerre, Sceaux devient une charge trop lourde pour ses propriétaires qui durent louer une grande partie du parc.

La princesse de Cystria ne pensait qu’à vendre et à lotir les 227 hectares.

Mais le maire de Sceaux, Jean-Baptiste Bergeret de Frouville, parvint à alerter les élus du département de la Seine pour protéger ce parc historique aux portes de Paris.

Le 11 août 1923, peu après la mort de sa mère, la princesse de Cystria vendit le domaine au Conseil général de la Seine, se réservant le Petit château. 

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