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Pavillon de préfiguration du musée du Grand Siècle

Georges Siffredi, Président du Conseil départemental des Hauts-de-Seine a inauguré, en septembre 2021, le pavillon de préfiguration du musée du Grand Siècle, installé au Petit château du Domaine départemental de Sceaux. Ambitieux projet culturel du Département, le musée du Grand Siècle doit ouvrir ses portes dans l’ancienne caserne Sully à Saint-Cloud fin 2025.

Le Petit château  accueillera la Mission de préfiguration du musée du Grand Siècle durant les quatre prochaines années. Celle-ci a été créée dans un triple but : concevoir le projet scientifico-culturel du futur établissement, développer ses collections et mettre au point le projet architectural et scénographique.

Construit en 1661, le Petit château du Domaine départemental de Sceaux a été entièrement rénové pour accueillir des œuvres de la donation de Pierre Rosenberg, ainsi que les acquisitions du Département, afin de que le public puisse les découvrir, en amont de l’ouverture du musée.

A travers des expositions temporaires, la Mission de préfiguration présentera les différentes collections de Pierre Rosenberg : tableaux, dessins, ou encore des animaux de verre de Murano.

D’octobre à décembre, un cycle de huit conférences, animées par des historiens et scientifiques, intitulé « Nouveaux regards sur le Grand Siècle » sera organisé au Petit château pour approfondir la réflexion sur ce projet culturel. A la fois lieu de travail, d’exposition et de réception, la demeure retrouve ainsi un usage faisant écho à sa riche histoire.

Le pavillon de préfiguration sera ouvert gratuitement au public du 10 au 12 septembre.

Créée en septembre 2019, la Mission de préfiguration est chargée de concevoir le musée du Grand Siècle, fondé sur la donation des collections de Pierre Rosenberg au Département des Hauts-de-Seine.

Installée dans le Petit château de Sceaux, au sein du Domaine départemental de Sceaux, elle fera vivre ce lieu pendant les quatre prochaines années.

Le pavillon de préfiguration permet d’incarner le projet du futur musée du Grand Siècle en servant de lieu de médiation ouvert au public. Les acquisitions du musée, ainsi que la donation Rosenberg, seront présentées à travers des expositions temporaires.

Le Département a entièrement restauré le bâtiment, permettant la réalisation de cinq salles d’exposition pour le public, de bureaux et d’une salle de réunion pour l’équipe de la Mission, ainsi que d’une réserve pour les œuvres. Le rez-de-chaussée de l’aile sur cour, dite de « la Courge » a été transformée pour accueillir une salle de conférences de 35 places.

La construction du Petit château de Sceaux débute en 1661, à l’initiative de Nicolas Boindin, notaire parisien. Mort brutalement en 1662, il ne peut en terminer la construction. C'est François Boultz qui rachètera alors l’édifice et en achèvera les travaux, avant de la céder, en 1682, à son voisin Jean-Baptiste Colbert. Le Petit château devient alors la résidence des hôtes du « Grand Château », ce qui en fait un lieu privilégié au sein du parc, à la fois intime et tourné vers la ville.

L’édifice se compose d’un corps de logis flanqué de deux pavillons aux façades fortement marquées des deux côtés par un avant-corps souligné d’un large fronton. L’édifice est élevé sur un niveau de caves voûtées d’un rez-de-chaussée et d’un étage, que surmonte un comble d’ardoises percée de lucarnes.

Simple en profondeur, c’est-à-dire avec des pièces éclairées à la fois sur la cour et sur le jardin, le logis adopte un plan simple : les accès et l’escalier sont placés au centre, desservant à chaque niveau en miroir deux grandes chambres avec leurs dégagements, cabinet et garde-robe.

Au XVIIIe siècle, la duchesse du Maine réserve le Petit château à ses enfants. Pour eux, un nouveau jardin est aménagé, présentant notamment, au centre d’un bassin octogonal, un automate hydraulique montrant « tantôt un soleil, Neptune ou un artichaut, tantôt une chasse au cerf ».

Lorsque la princesse de Cystria vend le domaine de Sceaux au Département de la Seine en 1923, elle se réserve le Petit château. Huit ans plus tard en 1931, le portail monumental en pierre de taille, surmonté d’un fronton triangulaire ouvrant sur la cour pavée, est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Enfin, en 1935, la princesse vend le Petit château à la Ville de Sceaux, qui le cède au Département de la Seine dix ans plus tard. La Ville conserve la jouissance du bâtiment, et la bibliothèque municipale y est établie jusqu’en 1985. L’édifice a abrité jusqu’en 2009 le Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement (CAUE) des Hauts-de-Seine. Le Petit château rejoint ensuite le musée de l’Île-de-France, devenu en 2014, musée du Domaine départemental de Sceaux.

Comme évoqué dans l'histoire du Petit château, le portail monumental en pierre de taille, surmonté d’un fronton triangulaire ouvrant sur la cour pavée, est inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques.

Le Département des Hauts-de-Seine a fait appel au mécénat d’entreprise pour sa restauration.

Ainsi, c'est la Société Franco-Suisse qui a financé les travaux à hauteur de 100 000 €, permettant de consolider, d’assainir et de pérenniser l’ouvrage ainsi que le mur de clôture. La restauration a été conduite par l’architecte en chef des Monuments historiques Christophe Batard. Les vantaux du portail ont été peints en rouge dit « Vauban » : souvent utilisée au XVIIe siècle, cette couleur puissante fait écho au surnom du Petit Château, jadis appelé « la Maison rouge ».

Les salles d’exposition, qui prennent place au rez-de-chaussée et au premier étage, offrent au public comme dans le futur musée, des tableaux, des sculptures, des objets d’art et des meubles présentés dans l’esprit d’une maison particulière. Parquetées et mises en couleur pour une meilleure présentation des œuvres, ces salles sont éclairées par des leds wallwasher (« douche de lumière »).

Passé le vestibule servant d’accueil, le public découvre d’abord une salle d’introduction, consacrée à la donation Rosenberg et au projet de restauration de l’ancienne caserne Sully à Saint-Cloud.

Ensuite se trouvent deux salles de taille différente consacrées au règne de Louis XIV, la seconde, plus vaste, permet d’exposer des grands formats, l’un des caractères les plus marquants de la peinture de cette époque.

Au premier étage, les visiteurs découvrent trois nouvelles salles : la première met en valeur les arts à l’époque de Louis XIII, une autre, avec un éclairage spécialement adapté est destinée aux expositions de dessins et d’œuvres précieuses. Enfin, la dernière salle, dédiée plus spécifiquement aux collectionneurs, présente un des aspects majeurs du programme du futur musée, notamment la donation Rosenberg, dont les tableaux seront présentés par roulement dans un esprit proche du « cabinet d’amateur ».

Le Petit château offre une déambulation à la fois savante et sensible qui permet de découvrir l’art français du Grand Siècle dans une proximité avec les œuvres au moyen d’une médiation adaptée.

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Trois expositions programmées jusqu’en décembre 2022
  • L’exposition inaugurale, présentée du 10 septembre au 24 décembre 2021, fera découvrir au public plus de 50 œuvres, en grande partie inédites, comprenant les acquisitions réalisées par la Mission depuis 2019, des œuvres majeures de la donation de Rosenberg, ainsi qu’un rare tableau de Nicolas Poussin, qui fait l’objet d’une procédure de mécénat.
  • L'exposition de dessins de la donation Rosenberg (fin mars à fin juin 2022). Le Département des Hauts-de-Seine est l’invité officiel du Salon du dessin qui se tiendra fin mars au Palais de la Bourse à Paris.
  • L'Exposition des animaux de verre de Murano (septembre à décembre 2022).