Pour prolonger votre visite du musée, rendez-vous à 18h30 dans le Grand Salon du Château les jeudis 21 mai, 28 mai et 4 juin pour un voyage pictural à travers trois époques, des prémices romantiques du siècle des Lumières à l'émergence du paysage industriel moderne.
Trois conférences au Château sur l’art du paysage

Au programme
Jeudi 21 mai
Hubert Robert (1733-1808), peintre des ruines
Par David Beaurain, chargé de recherches et d’études au Château de Sceaux, musée départemental.
Peintre, dessinateur et graveur français, Hubert Robert connaît une gloire immense dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. L’artiste détient plus d’une corde à son arc : il réaménage les bosquets des bains d’Apollon à Versailles, dessine plusieurs fabriques du parc de Méréville, et participe à l’aménagement de la Grande galerie du Louvre dans le cadre du projet de Museum porté par le comte d’Angiviller, le grand ministre de Louis XVI… Mais il est surtout connu pour ses paysages, imprégnés d’une sensibilité propre à la fin du XVIIIe siècle, où des ruines et des monuments librement regroupés s'animent de scènes familières.
Comme en témoigne son amie Elisabeth Vigée Le Brun, "Il était de mode et très magnifique de faire peindre son salon par Robert ; ainsi le nombre des tableaux qu’il a laissés est-il vraiment prodigieux ». Voilà qui laisse deviner le succès de celui qu’on baptisa affectueusement « Robert des ruines".
Jeudi 28 mai
Georges Michel (1763-1843), précurseur du paysage moderne
Par David Beaurain, chargé de recherches et d’études au Château de Sceaux.
Ce peintre peu connu du grand public compte parmi les pionniers du paysage romantique. Fasciné par la nature dans ce qu’elle a de plus sublime et d’effrayant, il compose des paysages sous l’orage, la tempête et la pluie battante, et affectionne les puissants contrastes lumineux. Il développe une manière de peindre audacieuse qui ne craint pas les empâtements de matière. Ses représentations rurales et ses moulins de Montmartre traduisent aussi une influence des maîtres hollandais, ce qui lui vaut le surnom de "Ruisdael français".
Très apprécié des peintres de plein air de l’École de Barbizon et des grands marchands d’art dans la seconde moitié du XIXe siècle, sa peinture marque sans aucun doute un tournant dans l’art du paysage en France.
Jeudi 4 juin
La représentation du paysage industriel francilien de la fin du XIXe siècle aux années 1930
Par Céline Barbin, conservatrice du patrimoine au Château de Sceaux.
À partir du milieu du XIXe, la mécanisation de la production et le développement de nouveaux secteurs industriels marquent profondément les paysages franciliens. La cheminée fumante, la toiture à sheds des usines ou les rails de chemins de fer, révèlateurs de l’évolution urbaine, offrent des sources d’inspirations nouvelles pour les artistes. Leurs œuvres traduisent l’évolution du territoire et le progrès technique, renouvelant dans le même temps la notion de paysage.
Infos pratiques
Jeudis 21 mai, 28 mai et 4 juin à 18h30 (durée 1h par conférence) dans le Grand Salon du Château
Tous publics
Réservation conseillée
Pour chacune des conférences : plein tarif : 8 € / Tarif réduit : 5 € / tarif solidarité : 4 € / tarif enfant : 4 €

