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Le parc aujourd'hui

Outre un parc historique, le parc de Sceaux est également un espace de nature, avec un caractère paysager affirmé ainsi qu'un grand parc urbain, espace de détente, de jeux, de sports et de festivités.

Un paysage, un espace de nature

Le parc de Sceaux est une référence paysagère pour son patrimoine naturel. Et au fur et à mesure que la ville se densifiait autour de lui, sa composante naturelle s’imposait comme un patrimoine à sauvegarder impérativement. Sans aucune connaissance historique, ni référence culturelle, un simple promeneur sera forcément impressionné par la qualité de ce paysage. Simplement par sa perception visuelle et son expérience sensorielle. Découvrir un relief, voir loin, peut être une expérience émouvante et un souvenir marquant pour un citadin habitué à une ville dense, cerné d’immeubles hauts. Dans le parc, le savant ordonnancement des pleins et des vides, souligne un relief contrasté, riche de grandes perspectives s’étendant parfois au-delà des limites du parc. Depuis la terrasse du château, la perspective s’ouvrant à l’ouest sur les crêtes boisées et les vallons de la Bièvre, illustre pleinement cette particularité. Bien entendu, la ville n’est jamais loin et dans certains cas, l’enjeu est de masquer les vues trop urbaines depuis le parc. C’est l’exemple de la perspective nord-sud, qui au-delà de la plaine de la Patte d’Oie s’étend aujourd’hui sur les immeubles de la Croix de Berny.

Un parc se découvre à pied, lentement. Le promeneur se confronte physiquement au lieu, à son relief, à ses ambiances ; et c’est la diversité de ces paysages et de sa topographie, qui confère à la promenade tout son intérêt. Longer le Grand Canal à l’ombre des peupliers ; s’allonger sur les pelouses des grandes plaines de l’Orangerie, de Châtenay, de la Patte d’Oie, des Quatre Statues ; s’isoler dans les jardins du petit Château, de l’Orangerie, de l’Aurore ; traverser les bois du coteau de la Duchesse ; écouter le chant des oiseaux, le doux fracas des jets d’eau des bassins ; contempler les volutes de buis et les topiaires d’ifs des broderies… Voilà autant d’expériences sensorielles à vivre sur le domaine. Le parc se visite comme un théâtre de verdure aux scènes multiples et changeantes selon les saisons. La diversité paysagère, la gestion différenciée de ces espaces végétales sont des éléments incontournables du caractère contemporain du lieu.

Le parc est aussi une entité vivante, constitué de terre, d’eau, de plantes et d’animaux. Un véritable écosystème régi par les lois de la Nature et le travail de l’Homme. Les parcs historiques sont des espaces de réconciliation écologique, où les activités humaines depuis de nombreux siècles sont conciliées avec la vie sauvage de la faune, de la flore et de leurs habitats. La gestion environnementale exemplaire du domaine de Sceaux, l’attention permanente aux espèces qui y vivent, définissent le site comme un véritable réservoir de biodiversité. La superficie de sa composante végétale, la diversité de ses végétations, l’intérêt patrimonial de certaines espèces de chauve-souris, de sauterelles, de coléoptères, d’oiseaux, d’amphibiens, qui se nourrissent, nichent et se reproduisent sur le site, est un gage indéniable de sa qualité écologique. A l’heure actuelle où la biodiversité s’érode dangereusement dans le monde entier, il convient de maintenir la richesse biologique de chaque portion de notre territoire. Aussi, le domaine de Sceaux doit être un exemple de préservation d’un paysage, qui doit rester beau et fonctionnel pour la biodiversité. 

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Ecureuil roux / © Sébastien Masson

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Chouette hulotte / © JPM


Un parc urbain, un lieu de détente et de liberté

Le domaine de Sceaux comptabilise plus de trois millions et demi de visites par an. Ouvert tous les jours de l’année, avec une plage horaire suivant de près le lever et le coucher du soleil, il offre à ses visiteurs 180 hectares de nature, ordonnée et aménagée pour le plaisir de tous. Promeneurs, joggeurs, joueurs de ballon, propriétaires de chiens, pêcheurs, rêveurs. Les usages du parc sont multiples et parfois étonnants. Car, un grand parc urbain tel que Sceaux, constitue un véritable espace de liberté pour les citadins, où l’on peut se détendre, se défouler, « respirer ». C’est l’opportunité de s’échapper de la ville, de son bruit, de sa foule. La gestion différenciée des espaces, qui permet d’entretenir diverses ambiances paysagères, garantit aussi une variété d’usages, tout en essayant de préserver la tranquillité de chacun. La grande superficie du parc est ici, un atout majeur. 

C’est aussi un parc de proximité, fréquenté par beaucoup d’habitués issus des communes environnantes. En semaine, promeneurs, propriétaires de chiens, randonneurs, scolaires et sportifs constituent la majorité des visites. Le week-end, la notion de proximité s’étend largement à Paris, sa petite couronne et les départements voisins. Si les touristes viennent tout au long de l’année, ils sont certainement plus nombreux aux beaux jours et lors d’évènements festifs. Chaque année, le parc et le musée accueillent des expositions, des concerts, des courses, des tournages de films et autres évènements plus exceptionnels. Certains d’entre eux ponctuent l’année de façon régulière. Il faut noter l’événement majeur du printemps : la floraison des Prunus Kanzan du bosquet nord. 150 cerisiers du Japon fleurissent fin avril et offre un paysage féérique, où le rose éclatant des doubles fleurs contrastent avec le vert lumineux des pelouses. Beaucoup de japonais s’y réunissent pour leur fête traditionnelle, l’Hanami. Ainsi, chaque année, les cerisiers et leurs admirateurs, créent l’évènement de façon spontanée. 

Le parc est donc un lieu de festivités, respectueuses des vocations du site et assez espacées tout au long de l’année pour ne pas perturber les usages habituels. En dehors de ces grands évènements, le parc s’anime paisiblement : avec l’effet des saisons sur sa végétation, transformant le paysage, ses couleurs, et la perception des espaces ; avec ses pâtures où les moutons, chèvres, vaches et chevaux apportent indéniablement un air de campagne à ce grand parc urbain ; et avec le travail des jardiniers : taille, tonte, bûcheronnage, plantation. Mais pour autant, l’animation principale du lieu revient aux visiteurs eux-mêmes : à la fois spectateurs et acteurs, c’est bien eux, qui rendent le parc ô combien vivant.
 

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Lecture contre un platane du petit canal © Olivier Bouviala

Attention

En raison du couvre-feu, le parc fermera ses portes à 19h00 en avril.