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Exposition virtuelle les Colbert

ministres et collectionneurs

Le Département des Hauts-de-Seine vous propose une exposition virtuelle innovante et accessible à tous!

Véritable numérisation 3D offrant en ouverture une modélisation complète du lieu type "maison de poupée", le voyage de salles en salles se poursuit ensuite par des images à 360° de très haute qualité. Plongé au coeur de l'exposition, vous pourrez également zoomer sur les oeuvres exposées. Les technologies employées s'axent sur une caméra (pilotée par une tablette numérique) qui comporte un GPS, un télémètre laser et plusieurs capteurs photographiques pour un total de 130 millions de pixels. Environ 300 numérisations ont été nécessaires pour le musée de Sceaux.

Entre autres options, l'exposition vous propose également une icône de partage vers les réseaux sociaux ainsi qu'une icône de réalité virtuelle indiquant le lien à entrer dans votre smartphone avec un casque VR pour vivre une expérience d'immersion totale. 

Nous vous souhaitons une agréable visite. 

Un peu d'histoire

2019 était l’année de la célébration des 400 ans de Colbert (1619-1683), ombre agissante du Roi-Soleil dont l’action politico-économique a durablement marqué la France. Issu de la petite noblesse de province mais d’un milieu déjà aisé, Colbert parvint aux plus hautes fonctions et vit sa fortune augmenter considérablement avec la révolution industrielle. Il devint rapidement une sorte d’image d’Epinal de machine à penser le service du Roi, puissant mais austère, voire glaçant. La Marquise de Sévigné l’aurait ainsi surnommé « le Nord ».

L’exposition choisit de dépasser cette image célèbre de l’homme d’Etat sévère pour présenter l’homme privé, à travers son Domaine et ses collections.

Le Colbert intime est celui qui acheta la seigneurie de Sceaux en 1670 pour se créer un domaine de campagne ; et celui qui réunit livres, manuscrits rares, monnaies antiques et médailles modernes, sculptures et meubles précieux.

En moins de cinq années, Colbert fit de Sceaux l’un des joyaux de l’architecture et du grand décor français. Trois coupoles de Charles Le Brun faisaient notamment la réputation du site (une seule subsiste aujourd’hui dans le pavillon de l’Aurore), mais également le parc dessiné par André Le Nôtre et agrémenté des verger et potager de Jean-Baptiste de La Quintinie.

A sa mort en 1683, Sceaux passa à son fils aîné, le marquis de Seignelay. Celui-ci entreprit d’agrandir le domaine, confiant à Le Nôtre un deuxième projet d’aménagement incluant le creusement du Grand Canal et à Jules Hardouin-Mansart la construction d’une somptueuse orangerie. Seignelay profita de ce nouveau bâtiment pour y installer une partie de sa propre collection d’œuvres d’art, notamment des peintures exceptionnelles de Carrache, Rubens, Poussin ou Mignard. Colbert fils fut l’un des plus grands amateurs de son temps, dans la lignée de son père et de l’ensemble de sa famille. Effectivement, le « clan Colbert » fonctionne en réseau, tant sur les questions politiques qu’artistiques. Citons par exemple Charles Colbert de Croissy, frère du ministre, et son fils, Jean-Baptiste Colbert de Torcy, tous deux grands diplomates ayant négocié plusieurs traités de paix au nom de la France ; Édouard Colbert, marquis de Villacerf, surintendant des Bâtiments du roi (c’est-à-dire l’équivalent d’un actuel ministre de la culture) ; Jacques Nicolas Colbert, fils du Grand Colbert, archevêque de Rouen, ou encore Jean-Baptiste Michel Colbert de Saint-Pouange, archevêque de Toulouse…

Tous, et quelques autres, sont représentés dans l’exposition par quelques œuvres leur ayant appartenu.

Visite virtuelle réalisée par Frédéric Dupin à l’aide de la technologie Matterport